Souveraineté sanitaire au Sénégal : Le rôle des centres hospitaliers. Par Dr Cheikh Tidiane DIEYE 

Création de centres d’excellence spécialisés au Sénégal

(Hubs sanitaire spécialisé)

Repenser à une réorganisation territoriale des soins

Contexte et diagnostic :

La souveraineté sanitaire repose sur la capacité des États à garantir le droit fondamental à la santé, inscrit dans de nombreuses constitutions à travers le monde. La pandémie de covid-19 a mis en évidence les défaillances des systèmes de santé africains et souligné l’urgence de mettre en œuvre des réformes profondes, en particulier à travers un investissement accru dans la recherche, l’innovation et le développement des capacités endogènes . Les défis sont de taille, mais la crise pourrait être un élément déclencheur pour de nouvelles politiques de santé plus résilientes et adaptées aux réalités africaines (Panser le santé mondiale).

Le Sénégal dispose aujourd’hui d’un réseau d’établissements publics de santé comptant quarante (40) structures hospitalières. Les EPS sont classés  trois niveaux de référence (9 EPS1; 18 EPS 2 et 13 EPS 3). Les Établissements publics de santé niveau 3 sont concentrés uniquement dans les régions de Dakar et Diourbel. A ce réseau public s’ajoutent des structures privées sanitaires dont 120 hôpitaux et cliniques, 72 laboratoires d’analyses biomédicales (CSSDOS 2025).

Cependant, ce système présente plusieurs limites structurelles et organisationnelles majeures  :

  • Une faible coordination entre établissements, qui fonctionnent en vase clos, sans logique de réseau intégré ni de complémentarité fonctionnelle ;
  • Une concurrence non maîtrisée entre les structures publiques et privées, souvent centrée sur les actes les plus rémunérateurs, au détriment d’une répartition efficiente des spécialités et des ressources ;
  • Une dispersion des moyens matériels et humains conduisant à un sous-emploi des compétences et une inefficience dans l’allocation des ressources  ;
  • Une dépendance persistante pour certains soins hautement spécialisés, nécessitant des évacuations sanitaires coûteuses à l’étranger.

Dans ce contexte, et conformément aux orientations de la vision politique « Jub, Jubal, Jubanti Horizon 2050 », qui prône la souveraineté et le développement endogène, il est stratégique de repenser l’organisation des soins spécialisés au Sénégal. La promotion de centres d’excellence, l’intégration des soins spécialisés dans les structures de référence régionales et la modernisation du plateau technique sont autant d’axes prioritaires.

Par ailleurs, nos recherches ont révélé une grande difficulté d’accès à des données exhaustives sur les évacuations sanitaires et le tourisme médical des Sénégalais à l’étranger. Ce déficit d’information traduit l’absence d’un mécanisme centralisé de collecte, de traitement et de suivi des données relatives aux évacuations médicales.

Toutefois, il ressort dans nos recherches que la capitale française demeure la destination privilégiée des patients africains. Chaque année, plusieurs milliers d’Africains font appel aux services de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), le plus grand groupe hospitalier français. Le tiers de ses patients internationaux soit quelque 1 500 séjours par an viennent d’Afrique subsaharienne et, dans une moindre mesure, du Maghreb. (Afrique, n.d.)

En 2015, le ministre de la santé et de l’hygiène publique avait estimé le cout journalier d’une hospitalisation à l’étranger à 3000 euros/jour en France et 2000 euros/jour en Belgique, sans compter les frais annexes, notamment le transport médicalisé, avec des civières pouvant couter jusqu’à 14 millions de Fcfa sur certains vols d’Air France.

Lors de la présentation du bilan d’activités 2019 du ministère de la fonction publique et du renouveau, le secrétaire général dudit ministère a évoqué une somme de 170 000 000 de Fr CFA mobilisés pour financer les évacuations sanitaires de 42 agents de l’Etat  à l’étranger.

Par ailleurs, dans l’Émission de iTV « Jury du dimanche » du 17 Novembre 2019, le ministre de la Santé et de l’action sociale, M Abdoulaye Diouf SARR estimait en moyen 100 évacuations sanitaires effectuées par année.

Il est important de noter que les évacuations sanitaires à l’étranger ne sont toujours pas dues à une insuffisance du plateau technique national. Elles reflètent  également le choix délibéré d’une frange de la population nantie, qui privilégie les soins à l’étranger pour des raisons souvent liées à la perception de qualité, au confort ou au prestige, même lorsque les compétences et équipements existent sur le territoire national.

Proposition stratégique : Vers un réseau national de Centres d’Excellence :

Face à ces constats, une stratégie ambitieuse et structurelle est proposée : la création d’un réseau de Centres d’Excellence spécialisés (ou « Hubs sanitaires »), répartis sur l’ensemble du territoire national et alignés sur les standards internationaux de qualité. Ce dispositif devra être conçu selon une logique territorialisée et complémentaire, avec pour objectifs :

  • Renforcer la souveraineté sanitaire du pays en assurant la prise en charge de pathologies complexes au niveau national ;.
  • Améliorer l’équité territoriale d’accès aux soins spécialisés de qualité.
  • Optimiser l’utilisation des ressources humaines et matérielles, en rationalisant les investissements sur des sites stratégiques ;
  • Accroître l’attractivité du système de santé sénégalais en misant sur les normes qualités incluant l’accueil et la satisfaction des patients.

Objectifs du projet :

Objectif général du projet :

Promouvoir la souveraineté sanitaire du Sénégal en créant un réseau national de Centres d’Excellence hospitaliers spécialisés et complémentaires (Hubs sanitaire spécialisé), répondant aux standards internationaux, afin de garantir une prise en charge spécialisée de qualité, accessible et équitable sur l’ensemble du territoire.

Objectifs spécifiques :

Pour atteindre cet objectif, plusieurs axes stratégiques seront mis en œuvre :

  • Réduire la dépendance aux évacuations sanitaires à l’étranger, en renforçant l’offre de soins spécialisés localement ;
  • Concentrer les expertises et équipements de pointe sur des sites stratégiques, à travers une politique de mutualisation des ressources humaines et techniques.
  • Promouvoir l’excellence clinique et la recherche médicale locale, en développant des pôles d’innovation thérapeutique et scientifique ;
  • Garantir une meilleure couverture géographique des soins spécialisés, assurant ainsi l’équité d’accès et la continuité des services publics de santé.
  • Stimuler la formation, la recherche et l’innovation, par la création de passerelles entre les établissements de soins, les universités et les centres de recherche. Par aussi le décloisonnement et la mutualisation des unités de recherches
  • Fidéliser les professionnels de santé en améliorant leur environnement professionnel, afin de lutter contre la fuite des cerveaux et renforcer l’ancrage des compétences. Axes de mise en œuvre des Hubs Sanitaires spécialisés.

Organisation territoriale des Hubs sanitaires spécialisés alignés sur les pôles économiques :  

Exemple de spécialisations territoriales :

  • Dakar : cancérologie, chirurgie cardio-vasculaire, transplantation d’organes.
  • Saint-Louis : orthopédie, traumatologie.
  • Thiès : néonatologie et maternité à haut risque.
  • Tambacounda : maladies infectieuses émergentes.
  • Ziguinchor : réhabilitation et soins de suite.
  • Diourbel : chirurgie endovasculaire, cancérologie…
  • Éviter les doublons entre régions, afin d’assurer une répartition équilibrée et efficiente des expertises médicales.

Renforcement des capacités :

La mise en œuvre des Hubs passe par :

  • La réhabilitation et la modernisation des infrastructures et équipements, incluant la maintenance préventive et curative ;
  • L’acquisition de technologies avancées calquées sur les standards internationaux et accompagnée d’un transfert de compétences systématique ;
  • Le développement de programmes de formation continue, en favorisant une politique de partenariat régional et sous régional, afin de maintenir un haut niveau de performance clinique.

Normes qualité :

Les Hubs sanitaires spécialisés devront se conformer à un référentiel national de qualité, inspiré des normes internationales (type ISO) avec un engagement dans une démarche de labélisation, voire d’accréditation qualité.

Ces normes qualité permettent de standardiser ces Hubs sanitaires et de les propulser dans la scène sous régionale et internationale.

Gouvernance :

Pour la gouvernance de ce système, il faudra rattacher ces Hubs sanitaires spécialisés sous l’autorité fonctionnelle des directions régionales de la santé (DRS) et sous la tutelle technique de la Direction Générale de la Santé (DGS), garantissant l’harmonisation avec les orientations nationales, les normes et les référentiels qualité. Les DRS vont assurer :

  • Coordination de la mise en œuvre des activités des Hubs sanitaire au sein de la région ;
  • Le suivi administratif, budgétaire et technique des Hubs sanitaires dans le pôle;
  • Harmoniser les protocoles de soins et les démarches qualité ;
  • Consolider les données sanitaires et élaborer des rapports de performance régionale ;

Les DRS doivent intégrer le système de transfert et de régulation des patients, comme acteur clé et coordonner les flux de patients entre Hubs sanitaires spécialisés.

Partenariats et financement :

Cette approche ne devrait pas avoir un impact significatif sur le plan financier. Les recettes hospitalières propres ainsi que les subventions venant de l’État et des partenaires (budget habituel des hôpitaux) seront  de mise.

Les projets de budget des EPS devront intégrer les orientations stratégiques du MSAS et allouer une part significative (environ 40%) aux domaines de spécialisation affectés, tout en garantissant le fonctionnement global des missions de santé publique.

Toutefois, une étude financière approfondie reste à conduire pour modéliser les investissements requis et les impacts à long terme.

Part des Établissements privées de santé :

Les Établissements privés de santé assurent un part considérable dans la mission de santé publique et hospitalières. On compte trois hôpitaux privés concentrés entre les villes de Dakar et Thiès (H St Jean de Dieu de Thiès, H. Barthélemie de Thiès, et H International de Dakar). Ils devront s’inscrire dans cet axe stratégique de Hubs sanitaires spécialisés tout tant respectant leurs politiques entreprises et les normes qualités standards. 

Maintien des missions de santé publique :

Le développement des Hubs sanitaires spécialisés ne doit pas créer une « médecine à deux vitesses ».

Il sera attendu de relever le niveau global de qualité des soins de par le renforcement des capacités d’accueil et de prise en charge pour les cas graves ou complexes qui nécessitaient des évacuations à l’étranger.

Il sera également essentiel de renforcer la formation de l’ensemble du personnel de santé aux standards de qualité internationale.

Ces centres d’excellences spécialisés  conserveront leurs missions de service public par la prise en charge des pathologies courantes, une continuité des soins pour la population locale et leurs participations aux programmes nationaux de santé publique (vaccination, dépistage, lutte contre les maladies transmissibles…).

Système de transfert et de régulation des patients :

De par la disposition géographique des Hubs sanitaires spécialisés, il serait impératif de renforcer la performance du système de transfert médicalisé en s’appuyant sur :

  • Une régulation nationale centralisée (SAMU) en passant par un registre national de la capacité litière des structures hospitalières mis à jours en permanence (digitalisation des capacités et disponibilité litière des structures hospitalière) exp : Projet Docsen
  • Un système de contre-référence efficace pour assurer un système de turn-over hospitalier .
  • Modernisation des moyens de transport médicalisé (ambulances équipées, hélicoptères sanitaires si nécessaire et/ou disponible) pour renforcer la sécurité sanitaire.  
  • L’établissement de protocoles de transfert adaptés et validés par les sociétés savantes.

L’objectif est de garantir l’équité d’accès aux soins spécialisés sur l’ensemble du territoire, y compris pour les populations rurales et isolées.

Résultat attendu : Cap 2030 

  • Création de quatre à cinq centres d’excellence reconnus et accrédités.
  • Réduction de 40 % des évacuations sanitaires coûteuses.
  • Amélioration significative de la qualité des soins spécialisés.
  • Création de pôles de formation et de recherche de niveau régional.
  • Optimisation de l’utilisation des ressources humaines et techniques.

Par Dr Cheikh Tidiane DIEYE

Urologue, CHNCAK

Téléphone : +221 77 356 34 75 ; Email : chtdieye@gmail.com

Références :

https://doi.org/10.3917/syll.cetri.2022.03.0151
https://www.esante.sn/la-cssdos-sante-digitale/carte-sanitaire
https://www.jeuneafrique.com/mag/847762/societe/sante-en-afrique-se-soigner-a-letranger-un-luxe-reserve-a-lelite
https://www.seneweb.com/news/societe/fonction-publique-42-agents-evacues-a-l-_n_305515.html
https://senego.com/sante-combien-de-milliards-nous-coutent-les-soins-des-privilegies-a-letranger_249122.html?

4 Commentaires

  1. Dr thior Bacary

    Les centres specialisés ont aussi un certain nombre de limite dans un pays en voie de développement comme le Senegal… Il faudrait repenser la structuration autour des poles territoires en priorisant des structures de niveaux 3 voire 4 complémentaires.
    Les centres specialisés peuvent être secondaires dans’la priorisation.
    Normalement le programme offre de soins definit dans la LPSD 2025-2028 devrait regler un certains nombre de disfonctionnement.
    Félicitations mon frère, on pourra continuer la discussion autour d’un bon café Touba.

    Réponse
  2. Mamadou Abib Diop

    Intéressant et bonne continuation Couz

    Réponse
    • Alain Khassim NDOYE

      Je partage ma vision non importée, tirée de mon expérience toute sénégalaise de ce que devrait être un établissement public de santé de niveau 4. De la case de santé à l’hôpital de niveau 3, le ministère de la santé a défini les activités, les ressources humaines et l’équipement. C’est exactement ce qu’il fallait faire… Pour un l’hôpital de niveau 4, il faut aller un peu plus loin… Je pars de 2 exemples. Premièrement l’hôpital militaire de Ouakam. Grâce à la transplantation rénale et pour répondre aux exigences du CNDT pour être accrédité il est évident que cette hôpital a « upgradé » son infrastructure, son niveau d’équipement… Mais pas que… Il a aussi validé de nouveau protocoles de prise en charge des patients qui lui ont permis d’envisager d’autres activités de pointes dans les domaines de la senologie, de la prise en charge des cancers de prostate, de la neurochirurgie, de l’anatomie pathologie, de l’immunologie… Il est pour moi le tout premier établissement de santé de niveau 4 de ce pays.
      Le deuxième exemple c’est le centre de santé Diogoli Mousse Samb de Ngor. Juste pour constater que la simple délocalisation du service d’urologie a permis le développement d’autres activités largement au dessus de ce qu’on attend d’un centre de santé… Ces deux exemples montrent que c’est surtout l’activité qui augmente le niveau de fonctionnement d’un établissement public de santé… Alors quesqu’il reste à faire ? Le ministère doit créer une structure d’accréditation qui a l’image du CNDT pourrait définir des normes pour les activités et accrediter les structures qui en font la demande pour telle ou telle activité. Le point de départ serait la pertinence de l’activité par rapport aux politiques de santé du pays, avant que des comités d’experts ne se penchent sur les forces et faiblesses de la structure pour telle ou telle autre activité… Un cahier de charges à l’image de celui du CNDT pour la transplantation sera adopté pour chaque activité. Ainsi comme la transplantation rénale, la prise en charge des cancers, le traitement des brûlures, la chirurgie de la main, la cardiologie, les laboratoires, l’imagerie pourraient constituer des leviers pour obtenir le label niveau 4… Autant de possibilités que pourraient accrediter un comité comportant plusieurs compétences assisté d’un comité d’experts réunis selon les activités choisies. Ainsi les hôpitaux qui obtiendraient le label niveau 4, pourraient le concerver pour une durée à définir, avant d’être contraint de redeposer une demande d’accréditation. En agissant ainsi le ministère de la santé garantit la qualité de ces établissements de niveau 4 et ces hôpitaux auront tout bénéfice à développer d’autres activités… C’est ma vision d’un hôpital de niveau 4. Les équipements et les ressources humaines sont certes indispensables mais ne définissent pas à elles seules un hôpital de niveau 4.

      Réponse
  3. Ousmane Youm

    Félicitations Dr
    Très bon travail et j’espère que ça ne sera dans les tiroirs comme on le voit souvent.
    Le Sénégal doit améliorer son système sanitaire et je pense en appliquant vos suggestions il y arrivera.

    Réponse

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