L’apport des transferts financiers de l’Etat aux collectivités territoriales au Sénégal. Par Sadikou KOUFEDJI

Résumé

L’apport des transferts financiers de l’Etat constituent sans nul doute la contribution financière la plus importante destinée au fonctionnement et à l’investissement des collectivités territoriales. En examinant cet apport financier de l’Etat au Sénégal, cette étude met en exergue la légalité de mise en œuvre de ces transferts financiers de l’Etat consacrée par les textes juridiques, la jurisprudence et la doctrine. En poursuivant notre analyse, on constate que cette légalité est remise en cause dans la pratique par l’autonomie financière et le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Néanmoins, l’apport des transferts financiers de l’Etat représente une part significative dans le budget local au Sénégal, et renforce d’avantage les investissements locaux pour le bien-être des citoyens.

Mots clés

Collectivités territoriales, transferts financiers, Etat, le principe de légalité, autonomie financière

Cliquez ici pour télécharger l’intégralité de la contribution sur « l’apport des transferts financiers de l’Etat aux collectivités territoriales au Sénégal »

2 Commentaires

  1. Niane Oumar

    Très bon travaille avec des bases légales et jurisprudentielles à l’appui. Mon ressenti après avoir lu votre travaille qui est tjrs le même c’est que le Sénégal en particulier et l’Afrique en général ne sont pas dans le véritable processus de décentralisation moderne comme on le connait aujourd’hui en France et un peu partout en Europe avec des réformes significatives et une libre administration des collectivités territoriales chose garantie par la constitution. Loin de moi d’en faire une comparaison mais juste un constant.

    En outre je pense qu’on tend plus à une sorte de centralisation des compétences que vers une véritable décentralisation. Pour ce qui est de la participation financière entre l’État et les collectivités territoriales, on va pas revenir sur les faits mais je pense qu’elle est insuffisante voir insignifiante car elle ne couvrir que 75% des charges de fonctionnements des collectivités territoriales ce qui contraint ces dernières d’empiéter sur les dépenses d’investissements pour combler le déficit.

    La question que je me pose est celle de savoir où exactement font les autres recettes des collectivités locales?
    Les recettes fiscales, les subventions, l’emprunt local…

    Le manque d’initiative d’investissements des collectivités locales, la corruption, le détournement des derniers publics, le non suivi des rapports de contrôle et surtout la politisation au sein du service public entrave l’envole de nos institutions et de nos collectivités territoriales.

    Réponse
  2. Kouferidji Karimou

    C’est un très bon travail. Seulement qu’il faut aussi avoir une brigade derrière les autorités locaux pour que ces fonds ne soit pas détournés.

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La contribution de l’investissement international au développement économique des États d’accueil : cas des États africains. Par HOUSSEINI BAWA Souleymane

Dans une ère où la mondialisation est plus que jamais présente dans les relations internationales, l'investissement direct étranger a longtemps été perçu comme la solution miracle pour les États en développement. Longtemps, considérés comme des États sous-développés,...

La facilitation prétorienne de l’accès au juge de l’excès de pouvoir au Niger. Par Alassane Soufouyanou ABDOURAHIMOUNE

Plan LA SIMPLIFICATION DES CONDITIONS DE RECEVABILITE DU REP Une appréciation libérale des conditions de recevabilité du recours juridictionnel Une consécration laborieuse du droit d’option du recours administratif LA SOUPLESSE AVEREE DE L’APPRECIATION DES DELAIS DU...

LES ÉLEMENTS CONSTITUTIFS DE L’ÉCOCIDE AU REGARD DES AMENDEMENTS AU STATUT DE ROME PROPOSÉS PAR LE GROUPE D’EXPERTS INDÉPENDANTS. Par Mamadou Doudou Senghor

Revue sénégalaise de Droit  n° 42 MARS 2026, pp. 423-450 Introduction « L’apparition de préoccupations environnementales dans tous les grands instruments internationaux de portée générale »[1] est une tendance croissante depuis l’adoption de la...

Le juge constitutionnel et la temporalité des droits fondamentaux. Par Abdou khadre DIOP (RADC_N°3_TAP Abou DIOP)

RADC_N°3_TAP Abou DIOP Résumé français Cet article propose une lecture temporelle de l’office du juge constitutionnel à partir de la métaphore du « trésor des droits fondamentaux » formulée par Georges Vedel. Il soutient que le juge constitutionnel occupe une position...

Septième numéro de la Revue Africaine de Droit des Contrats Publics (RADCP) 

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour télécharger le septième numéro de la Revue Africaine de Droit des Contrats Publics (RADCP) : RADCP N° 7_2025Télécharger

L’effectivité du principe de la libre administration des collectivités territoriales en Afrique francophone. Par SADIKOU KOUFEDJI

       Résumé L’effectivité du principe de libre administration des collectivités territoriales est un équilibre délicat, constitutionnellement garanti par l’article 72 de la Constitution française, l’article 102 de la Constitution...

Le conseil constitutionnel, un déterminant de l’alternance démocratique de mars 2024. Par Cheikh Mbacké NDIAYE

Résumé : La présente contribution revient sur le rôle du Conseil constitutionnel dans la gestion du processus électoral au cours de l’élection présidentielle du 24 mars 2024, ayant permis la réalisation d’une alternance démocratique au Sénégal. Il s’agit...

Le juge constitutionnel et la prorogation du mandat parlementaire en Afrique : les expériences Libanaise et Malgache. Par Keit Achile ONGOTO

INTRODUCTION : « La prorogation du mandat constitue une voie de fait[1]», nous rappelle le juge constitutionnel libanais. En démocratie, le mandat politique est borné par une limite temporelle qui fixe la période au terme de laquelle le peuple est appelé à choisir de...

Sénégal–FMI : La transparence est sanctionnée et l’incurie démocratique récompensée. Par Amar THIOUNE,

Sénégal–FMI transparence sanctionnée incurie démocratique recompenséeTélécharger