La surconfirmation de la vérité sur les chiffres.
Le premier ministre Ousmane SONKO montait au créneau en septembre 2024, qu’il y’a eu une véritable manipulation des chiffres sous la gestion de l’ancien régime.
Les éléments sensibles de ces manipulations sont sur la dette publique et le déficit budgétaire notamment sur les violations des règles de fiscalité.
I- La méconnaissance délibérée des critères de l’UEMOA.
La Cour des comptes dans son rapport a affirmé que l’ancien Régime a violé les limites du ratio de l’UEMOA sur la dette publique. Ainsi, les véritables chiffres dépassent largement les 70 % fixée comme critère de convergence pour les pays de la région.
En effet, la dette maquillée à la machiavélique à 65,9 % du PIB. Le premier ministre Ousmane SONKO révélait que celle-ci atteignait en réalité 76,3 % du PIB.
La Cour dans son rapport a surconfirmé les affirmations du premier avec les chiffres catastrophiques à hauteur de 99,67% du PIB. Ce qui constitue une malhonnête violation des règles de transparence de l’UEMOA.
La Cour a révélé des écarts effroyables sur les chiffres de l’encours de la dette qui monte jusqu’à ces ampleurs, précité de notre PIB pour parler comme John Maynard Keynes.
Osons le dire les responsables de ces faits sont véritablement assimilables à des criminels de guerre, des génocidaires. Ceci est une extermination systématique des biens actuels et futurs d’un peuple, en un mot, ils ont hypothéqué l’avenir des millions de Sénégalais. Les auteurs méritent le sort des criminels de Sang à des peines maximales.
II- Des entorses gravissimes à la légalité fiscale.
L’ancien Régime se permet d’outre passé les règles établies par la loi organique sur les lois de finance en mettant un règlement au-dessus de la loi. Cela révèle de la mauvaise pratique de la gouvernance des finances. Ainsi, le déficit budgétaire moyen entre 2019 et 2023 aurait été de 10,4 %, soit presque le double des 5,5 % officiellement déclarés.
Ces révélations d’alors avaient provoqué des débats d’école, des débats de certains politiques hypocrites, des pseudo intellectuels qui se cachent derrière les mots pour leurrer les Sénégalais et des critiques exacerbées adressées au premier ministre Ousmane SONKO.
En revanche les chiffres révélés dans le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques (2019-31 mars 2024) confirme non seulement les déclarations du PM mais aillent au-delà des déclarations de ce dernier. Ces irrégularités ont créé de l’émoi et de la tristesse aux sénégalais.
Entre autres violations graves de la loi de finances, les emprunts excédentaires qui ont été contractés sans justification aucune. Ce qui est assimilable à une gestion d’un État jungle ou un État hors la loi. Des prêts et endettement bancaire dissimulés dans des Panamas sans trace par des groupuscules de criminels à col blanc.
Comment un État sérieux peux délibérément céder ou exonérer de la fiscalité. L’exemple le plus redoutablement visible concerne un emprunt obligataire de SOGEPA de 2022, dont un reliquat de 114,4 milliards de F CFA n’a jamais été reversé au Trésor public. De qui se moque-t-on ?
L’ère du coude sur les rapports est dépassée, le JUB JUBBAL JUBANTI s’impose à tout le monde même au Président de la République. Notre pays se développera par le culte du travail et par le culte de la vérité. Selon toujours le rapport de la Cour, en 2022, le gouvernement affichait un déficit de 6,10 % du PIB, alors qu’en réalité, il atteignait 6,56 %. De surcroît, en 2023, l’écart se reproduit de 4,9 % officiellement, contre 5,17 % en réalité.
L’argent du contribuable Sénégalais disparaît comme le passage d’un arc en Ciel sans trace ni tambours. J’en passe sur la gestion de 2019 à 2023 même pratique sur les malversations financières de l’ancien régime. Ce maquillage machiavélique se voit également sur la gestion de la dépense publique. Les autorités publiques ont la responsabilité de dire la vérité aux sénégalais. C’est ce que le premier ministre Ousmane SONKO a fait et cela sera de coutume dans la gouvernance de notre Pays.
De plus, la Cour a révélé plusieurs engagements financiers et plusieurs dépenses en violations flagrantes des règles établies par la loi organique relative aux lois de finances. Ce qui permet de constater une utilisation extrabudgétaire des dépenses et des exonérations fiscales catastrophiques. Ce rapport sur les terribles carnages des finances de notre pays ne sera pas un rapport dormant. Ce rapport sera remis à la justice, les responsabilités seront situées, traquées jusqu’à leurs derniers retranchements et jugés pour donner exemple à ceux qui seront tentés à ces pratiques.
Par Madame Rokhy NDIAYE
Député – 2ème Vice-Présidente à l’Assemblée Nationale
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