Newsletter « Tabax suñu PPP, Nguir Tabax suñu reew »

Mot du Ministre

L’une des activités marquantes du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération en 2022 est la campagne de vulgarisation « Tabax suñu PPP, Nguir Tabax suñu reew ». C ette c ampagne d ’une grande envergure a permis à l’Unité nationale d’Appui aux Partenariats Public-Privé (UNAPPP) de sillonner tout le pays pour présenter ce nouveau cadre attractif et flexible visant à soutenir le développement des collectivités locales.
En effet, un processus inclusif a permis au Sénégal de se doter d’un nouveau cadre de partenariats public-privé (PPP) avec l’adoption de la loi n°2021-23 du 02 mars 2021 et de son décret d’application n°2021-1443 du 27 octobre 2021.
Cette réforme majeure permet d’attirer plus d’investissements privés pour remettre l’économie nationale sur sa trajectoire initiale de croissance forte et inclusive pour un Sénégal émergent à l’horizon 2035, tel que souhaité par le Président de la République, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.
Pour réussir ce pari, la réforme a introduit des innovations sur le plan juridique et institutionnel qui confèrent aux collectivités territoriales et au secteur privé national un rôle de premier ordre.
Sur le plan strictement juridique, nous avons défini un processus de montage des projets de PPP particulièrement dynamique, des procédures de sélection rigoureuses et adaptées, et surtout, des mécanismes de suivi destinés à assurer l’atteinte des niveaux de performances escomptés.

La qualité d’autorité contractante des collectivités territoriales à un contrat de PPP y est également réaffirmée tout en mettant à la disposition de ces dernières un ensemble d’outils innovants tels que l’Accord programme pour faciliter la mise en œuvre de projets de PPP dans ces collectivités.
Outre la place primordiale accordée au secteur privé national, de nombreux mécanismes de promotion du secteur privé local et communautaire y sont introduits. Ainsi, les opérations de sous-traitance et les projets de moins de 5 milliards de FCFA sont réservés au secteur privé national. De plus, il lui est accordé la possibilité de prendre part à hauteur de 33% de l’actionnariat des sociétés de projet. De même, dans le cadre de l’évaluation des offres, des marges de préférences allant jusqu’à 8% peuvent être accordées aux entreprises qui donnent une place importante au contenu local.
Au vu des enjeux liés à l’appropriation de ce nouveau cadre, partager avec l’ensemble des acteurs cette réforme majeure était une impérieuse nécessité.
Le travail remarquable accompli lors de la campagne « Tabax suñu PPP, Nguir Tabax suñu reew » ouvre d es perspectives heureuses que nous entendons construire avec méthode, détermination et dans une dynamique solidaire au moyen d’une équipe engagée et qualifiée.
Le lancement de cette newsletter participe de notre volonté de pérenniser la sensibilisation et le renforcement des capacités des acteurs. Elle se veut un vivier d’informations fiables sur la réforme et ses nombreuses innovations au profit de l’administration centrale et décentralisée, du secteur privé, de la société civile et des chercheurs.
J’ai la ferme conviction que l’expertise de l’UNAPPP, combinée avec l’appui du FAPPP et les compétences de chaque acteur dans son domaine permettront au Sénégal de faire un bilan de PPP de qualité.
Je vous souhaite une bonne lecture de ce premier numéro de la newsletter « Tabax suñu PPP».

Veuillez cliquer ici pour télécharger la Newsletter « Tabax suñu PPP, Nguir Tabax suñu reew »

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L’Etat sénégalais à l’épreuve de la gestion active de la dette publique : l’usage des TRS (Total Return Swaps) peut-il être assimilé à de la « dette cachée » ? Par Mor THIAM

L’article du Financial Times publié le 23 mars 2026 constitue le point de départ de la controverse. Le journal rapporte que le Sénégal a discrètement emprunté environ 650 millions d'euros via des TRS auprès de l’Africa Finance Corporation (AFC) et de la First Abu...

LES DÉRIVES FINANCIÈRES DE L’ÉTAT AU SÉNÉGAL (2019-2024)Lecture juridique du rapport d’audit de février 2025 de la Cour des comptes : diagnostic d’un système financier parallèle.

Résumé À partir du rapport de février 2025 de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques du Sénégal pour la période du 1er janvier 2019 au 31 mars 2024, la présente étude propose une lecture d’ensemble des principales dérives relevées dans l’exécution...

Appel à contribution pour un ouvrage collectif

Appel à contribution pour un ouvrage collectif   Sous la direction de M. ALLAH-ADOUMBEYE DJIMADOUMNGAR                           ...

LE SENEGAL A L’EPREUVE DES NORMES INTERNATIONALES DE PROTECTION DE L’ENFANCE : ENTRE CONFORMITE ET RESISTANCE SOCIALE. Par Moustapha SYLLA

A la suite des engagements internationaux, notamment la ratification des conventions, les Etats sont confrontés à l’internalisation de la volonté du législateur international. A ce niveau, il faut dire que c’est une opération qui n’est pas toujours évidente ou aisée....

Colloque International de Dakar

Colloque International de Dakar Centre d’Études et de Recherches en Commande Publique (CERCP), en partenariat avec l’Autorité de Régulation de la Commande publique (ARCOP) Thème : La commande publique en Afrique : enjeux, défis et perspectives  9-10 avril 2026 à...

Un devoir de vérité sur l’Indépendance de la République du Sénégal. Par Pr Meïssa DIAKHATE

Le 4 avril 1979, Thiès accueillit la fête de l’indépendance du Sénégal. Une volonté exprimée par le Président Léopold Sédar SENGHOR : délocaliser l’évènement à Thiès, avec la participation remarquable du roi d'Espagne comme invité. Oui, nous étions présents, et...

Quand le Jury d’appel de la CAF viole la règlementation de la CAF. Par Alpha Mamadou NABE

La déclaration aux médias du Jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) parue ce mardi 17 mars 2026, presque deux mois après le sacre du Sénégal à l’issue d’un match âprement disputé dans lequel le Sénégal s’est imposé sur la plus petite des marques...

La dissolution de l’Assemblée nationale : argument juridique ou arme politique ? Contribution du Cadre de Réflexions et d’Etudes sur la Démocratie au Sénégal (CREDS)

Le droit de « dissolution », comme du reste la notion de « Gouvernement », est juridiquement inexistant dans certains systèmes démocratiques contemporains, comme le régime présidentiel abouti des Etats-Unis d’Amérique. Tel n’est pas le cas dans les...

La politique a-t-elle mis en danger la réforme et les élections territoriales ? Par Pr Meissa DIAKHATE

Ni surpris par ce qui se passe ! Ni inquiet par ce qui se passera ! La crispation au sein de l’appareil d’Etat est une réalité normale dans une démocratie politique. Chacun des protagonistes est certainement assis sur une profession de foi : être la...