Des performances du système d’éducation et de formation au Sénégal, Par El Cantara SARR

« Notre crédibilité dépend toujours de notre dernière performance »

Introduction

Traiter de l’efficacité d’un système d’éducation et de formation (SEF) revient à considérer simultanément plusieurs variables liées: i) à la politique éducative, ii) au positionnement des écoles et établissements sous l’angle des moyens et de la reddition des comptes, iii) au  leadership professionnel des cadres, iv) à la flexibilité ou non des curricula, v) à la pertinence des approches didactiques et des dispositifs pédagogiques, vi) à l’organisation du travail scolaire de même que la division équitable et négociée du travail éducatif entre parents et écoles, vii) à la place et rôle des sciences sociales et humaines dans la pratique des enseignants et enfin viii) à la fonction de l’évaluation et son appropriation par les acteurs[1].

Une réflexion sur la performance d’un système d’éducation et de formation intègre cette complexité, de même que la nécessité de mettre en évidence l’importance de la fonction d’évaluation, l’articulation avec d’autres concepts tels que ceux d’accès, d’efficacité et de qualité, de même qu’un effort de clarification conceptuelle systématique. Cette démarche permet une approche méthodologique cohérente qui a le mérite de reposer sur un socle conceptuel stabilisé.

Appréhender la performance du système d’éducation et de formation (SEF) revient ainsi, au-delà de sa caractérisation (organisationnelle, sociale, économique[2]), à l’évaluer en fonction des résultats enregistrés au regard de ceux attendus (cf. investissements) ou à procéder à une mise en exergue de l’ensemble des qualités qui déterminent ses prestations ou ses possibilités optimales[3].

Nous faisons le choix dans le cadre de cette étude d’analyser la performance du SEF par les résultats enregistrés et mis en évidence notamment par les indicateurs d’accès, de participation, d’efficacité et financiers.

[1] Perrenoud, 2002.

[2] Gouaméné, 2011.

[3] Larousse, 2022.

Cliquez ici pour télécharger l’intégralité de la contribution 

Par El Cantara SARR

Secrétaire général national du Syndicats des Inspectrices

et Inspecteurs de l’Education nationale du Sénégal (SIENS)

E-mail : cantarasarr@gmail.com

2 Commentaires

  1. Cheikh

    Article de très haute facture qui témoigne de la maîtrise du sujet.
    J’ai particulièrement apprécié la densité de la documentation, avec une grande capacité d’analyse et de synthèse de l’auteur.
    C’est une excellente initiative qui contribuera à élever le niveau de la réflexion et à améliorer les processus décisionnels dans le secteur.
    Félicitations SG

    Réponse
  2. Amadou

    Bonne analyse venant d’un homme comprenant les enjeux de l’éducation au Sénégal. félicitations et bonne continuation.

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LA JUSTICE JUVENILE AU SENEGAL : L’EXCUSE DE MINORITE, UN PILIER ESSENTIEL. Par Moustapha SYLLA

Le Sénégal, signataire de nombreux traités internationaux phares en matière de protection de l’enfant,[1] déploie des mécanismes à l’interne pour être en phase avec les énoncés de ces normes[2]. Ce qui fait qu’on peut noter dans chaque domaine une logique de...

Septième numéro de la Revue Africaine de Droit des Contrats Publics (RADCP) 

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour télécharger le septième numéro de la Revue Africaine de Droit des Contrats Publics (RADCP) : RADCP N° 7_2025Télécharger

La fabrique des réformes institutionnelles et normatives d’une gouvernance de rupture. Par Sidy Alpha Ndiaye

Une production normative progressiste, qui ambitionne de défier le temps long de l’histoire politique du Sénégal en repensant le rapport des institutions au Peuple, ne jaillit pas ex nihilo. Inscrite dans un narratif populaire de rupture, la production normative,...

En finir avec le débat sur les « 59 » Enseignants-chercheurs ! Par Pr Meïssa DIAKHATE

Elégance d’esprit : la publication de la liste des « 59 » a béatement ouvert une brèche pour certaines personnes « désœuvrées » de jeter le discret sur leurs propres collègues. Certainement, la « retraite » donnerait le brevet de...

Comment peut-on comprendre le « recrutement » de Professeurs sénégalais en Guinée ? Par Meissa DIAKHATE

En toute chose, il faut nécessairement de la pédagogie. L’art de simplifier des choses complexes est souvent ignoré au Sénégal où la tradition intellectuelle de « compliquer » les choses simples. Bien évidemment, les autorités ministérielles ont assumé leurs...

La place du Premier Ministre dans l’architecture institutionnelle du Sénégal : un équilibre à préserver. Par Boubacar Mohamed SY

La question de la place du Premier Ministre dans l’architecture institutionnelle du Sénégal constitue un débat récurrent. Elle s’est particulièrement ravivée avec l’ascension politique d’Ousmane Sonko, dont la légitimité impressionnante et son influence énorme sur...

Faut-il être Premier Ministre au Sénégal ? Par Meïssa DIAKHATE

Certes, le contexte actuel dirige les esprits vers le politiquement correct : la sérénité au sommet de l’Etat, les prévisions d’éligibilité en 2029 ou la viabilité de la dette « cachée ». Mais, à mon sens, ce sont des questions qui masquent une réalité...

La gestion de la dette publique au Sénégal… ce que dit et ne dit pas la stratégie (SDMT) de l’Etat pour 2026-2028. Par Omar SADIAKHOU

Introduction La dette publique constitue aujourd’hui un instrument central de la politique économique, mais également une source de vulnérabilité pour les États en développement. Dans un contexte marqué par les séquelles des crises sanitaires, les tensions...

Les 11 étapes de la préparation du budget au Sénégal. Par Mamadou Lamine GUEYE

La vocation du Budget, outil fondamental de la gestion publique, se déploie à travers des dimensions politique et économique qui sont intrinsèquement liées. Sur le plan politique, le Budget est l'expression chiffrée des choix et des priorités du gouvernement,...

Les droits de la défense devant les juridictions pénales internationales. Par Malick Lazare Diakhaté

L’admission d’une répression pénale au plan international visant les individus auteurs de crimes particulièrement graves, car affectant la conscience collective de l’humanité, a été progressive. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que l’idée d’une...